Alright, alright, alright : Gamer Tag

Hello, dear fellas.

À la proposition de l’ami ThomThom, j’ai décidé de participer au Gamer Tag. Le principe étant donc de donner des réponses intéressantes à des questions banales pour mieux apprendre à connaître l’auteur, en l’occurrence, mon illustre personne. Je vous sais impatient, donc c’est parti :

A quels jeux joues-tu le plus en ce moment ?

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Concept arts de Jesse Van Dijk (Killzone, Destiny)

Avant-propos : Je ne joue pas à The Phantom Pain. Je ne joue pas à The Phantom Pain. Je ne joue pas à The Phantom Pain. Je ne joue pas à The Phantom Pain. Je ne joue pas à The Phantom Pain. Je ne joue pas à The Phantom Pain. Je ne joue pas à The Phantom Pain. Je ne joue pas à The Phantom Pain, bordel de merde. Voilà, je pense que c’est imprimé.

Ahem. Reprenons.

Donc, en ce moment, étant dans l’incapacité d’utiliser ma copie de Metal Gear Solid V (Un jeu de Hideo Kojima, je précise) à des fins récréatives et vitales, je me rabat sur le menu-fretin. Vraiment fretin. En d’autres termes, je m’occupe d’une Titan sur Destiny. Occupation pas déplaisante en soi, même si ça ressemble plus à un boulot régulier qu’à une activité ludique. Soyons clairs, Destiny est un jeu assez affreux dans sa démarche (et un sacré gâchis de talents artistiques à en juger par les concept arts ci-dessus). Routine, univers poussant l’abstraction à un boutisme qui se transforme vite en je-m’en-foutiste, gameplay au fond redondant et mécanique, et j’en passe. Il y a beaucoup à haïr dans le rejeton d’Activision…et pourtant il est presque impossible de ne pas y revenir. Il est vrai que je reviens aussi souvent à Destiny « faute de » mais pas que ; chaque session de jeu, aussi superficielle soit-elle, a sa part de ludique : Refaire les mêmes missions, en espérant un nouveau loot, jusqu’à connaître par coeur les zones de spawn, le rythme de chaque séquence et les tactiques pour vaincre les ennemis à cette saveur aigre-douce dont on a du mal à déterminer la provenance. Bien sûr que l’intérêt est limité, mais Destiny est parsemé de ces petites touches qui rendent les sessions de jeu agréables par détails. La tête d’un Déchu éclatant comme de la gelée après un headshot bien placé, l’excitation d’un loot vaguement réussi, le sentiment de libération lorsque l’on déchaîne enfin son Super ou encore les sensations de ballet guerrier à la maîtrise une fusillade font probablement partie des raisons pour lesquelles Destiny réussit là où d’autres échouent. Pas dans son gameplay, ni dans son lore ou dans son économie de jeu – quoique -, mais dans des petites touches, des détails donnant à cette routine guerrière sa saveur. Qu’il s’agisse de l’enchaînement entre les interfaces, du gunplay ou encore du rythme global, il y a quelque chose qui relève un peu du tour de magie pernicieux dans Destiny. Pas dans son application, mais dans ce qu’il cache. Un écosystème qui repose sur une logique d’exploitation du temps du joueur par des sensations de surface, une sorte de drogue passive-agressive à mon sens. Et je me rends compte que j’ai déjà écrit un mini-pavé sur le premier. « Damn, on lui demande à quoi il joue et il nous sort un pavé de réflexion sur l’économie capitaliste d’un jeu » ; vous devez penser que je suis inbuvable irl, et vous avez tout à fait raison. Je met le lien d’un article très passionnant sur ce jeu vide-et-haut et après, promis, j’arrête sur Destiny. Voilà. Next.

Parenthèse : Je ne joue pas à The Phantom Pain, putain.

Sinon, je fais Killzone 2 pour la première fois. Je sens mon cerveau couler par oreilles à chaque session mais bon, c’est pas grave, j’aime bien. Probablement un des meilleurs FPS de cette génération même. Je laisse le soin à d’autres – comme Pedrof-sama – d’en parler mieux que moi (Allez jeter un oeil à son test de la bête sur Gameblog). Ah oui, et je refais Snake Eater. C’est cool, c’est putain de beau et parsemé de coups de génies. Mais ce second run est aussi celui de la désillusion : Des problèmes d’écritures, des personnages – féminins – qui fâchent (Oui, je te regarde dans le décolleté, EVA), des phases de jeu qui frustrent, etc. Mais bon, A Hideo Kojima Game.

A quels jeux vidéo jouais-tu quand tu étais enfant ?

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Glorious romains demolisher simulator.

Les souvenirs étant un peu vieux, je vais surtout passer en revue ceux m’ayant marqué. Et le premier titre qui me vient obligatoirement en tête, c’est Astérix et Obelix XXL. En un mot comme en cent : Glorieux. C’était un de mes premiers jeux PC, sur lequel j’ai dû passer une bonne cinquantaine d’heures à tout casser – à l’époque c’était beaucoup, enfin quoique non, j’y reviendrais. Enfin, bref, toujours est-il que ce jeu a été un orgasme gaulois de tous les instants. Fracasser du romain des manières les plus excessives et spectaculaires qui soient, durant des heures et des heures, dans des décors colorés et variés, avec les trois compères. Vivre le rêve. Collecter des dizaines de milliers de casques romains à dépenser en nouvelles façons de fracasser un légionnaire. Un pur gros génocide à la potion magique, épique.

Ensuite vient, inévitablement, Pokemon. La version Vert-Feuille fut la première en ce qui me concerne, quelques mois avant d’entamer un retour dans le temps avec Argent. Pas grand chose à en dire, c’était super cool. J’avais la grande fierté d’avoir capturé Mewtwo avec une sobre Pokéball, ce qui était l’équivalent d’avoir des Stan Smith à l’école, j’imagine, je crois. Je m’égare. Suivant.

Comme je le disais, au final, 50 heures avec Astérix, ce n’est pas tant que ça. Vu que le jeu qui remporte la palme dans mon horloge personnelle, c’est Kingdom Hearts 358/2 Days. Bon, j’étais jeune. Dans ce chef-d’oeuvre – la drama était bien réelle à l’époque – j’avais donc accumulé environ 300 heures de jeu. Je ne sais pas comment c’est humainement possible, surtout vu l’intérêt du jeu quand on y repense, mais faut croire que taper du Sans-coeur, c’était plutôt marrant quand t’avais dix, onze ans. C’est probablement avec ce jeu que j’ai aussi développé pendant quelques années un dérangeant fétichisme pour les Keyblades.

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Donc. Fermons cette parenthèse comme on l’a ouverte : Sur de la violence. Avec mon premier FPS ; Halo : Combat Evolved. Incroyable à mes yeux de mioche. La campagne m’avait transporté dès les premières minutes pour une raison toute bête : C’était la première fois que je voyais des PNJ alliés se comporter avec tant d’humanité. Après les avoir entendu parler en cinématique, je voyais les soldats qui gueulaient, allaient se mettre à la tourelle quand je montais dans le Warthog et vice-versa. Cette petite fiction spatiale caricaturale prenait incroyablement vie à l’époque. Les Covenant aussi, produisaient sur moi un effet d’émerveillement. Leurs cris pathétiques quand une grenade leur collait à la carapace, leur râle en encaissant un tir, tous ces petits détails à la con que je trouvais révolutionnaires, surtout comme première expérience. Plus globalement, le sentiment de progresser sur des champs de bataille, dans d’anciennes ruines et à travers une planète étrangère avec des êtres numériques aussi vivant avaient rendu l’expérience extatique dans sa première partie. Et puis vinrent les Floods, avec eux un nouveau sentiment. La fascination était posée, et peu importe la qualité du truc au fond, j’en voulais plus. Et soudain, changement de tableau, on est isolé avec ces créatures aliens cheap mais dérangeantes dans ma tête de petit garçon. C’est du survival, l’Alien des moins de 10 ans, un truc de dingue à l’époque. Quelques heures plus tard et c’est la fuite en Warthog finale – j’avais pas mal détesté ce passage d’ailleurs – qui se conclut par l’explosion de ce grand anneau hurlant, catalyseur de nombreux souvenirs d’aventures spatiales. Le compte à rebours in-extremis, les sauts de la foi, les sauts manqués aussi et finalement, essoufflé, le Chief s’envole vers les étoiles. Boom. Le grand frisson.

Puis, les sessions interminables sur le multijoueur, en véhicule ou à pied, en capture de drapeau ou en match à mort. Mais je me suis encore trop épanché. On passe.

PS : Sorry pour tous les oubliés, Super Smash Bros. Brawl., mon amour, Fable : The Lost Chapter, si beau conteur d’histoire de mon enfance, Revenge of the Gator sur Gameboy, Monster Hunter Freedom Unite et tant d’autres, petits ou grands, nazes ou géniaux – plus nazes que géniaux pour le coup quand même.

Quel est ton top 3 de jeux vidéo ?

Skip.

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Quelle est ta dernière découverte ?

Découverte dans quel sens ? Dans le sens « Waouh » ou juste « Oh tiens, c’est bien intéressant » ? Bon, on va tenter un melting-pot des deux et la réponse sera donc : NieR. Ce bon Sev (Take_Shelter) me l’a prêté gracieusement et je dois dire que j’apprécie plutôt bien la proposition, dans le genre jeu-monde manga passionné. Je n’y ai pas trop touché depuis un mois donc je ne pourrais pas trop en parler mais c’est définitivement un jeu dont j’apprécie la générosité – dans la variété du genre et le travail de ses systèmes -, la sincérité – dans sa trame – et la pure classe par instants, qu’il s’agisse de la prose délectable de Grimoire Weiss ou simplement de la mise en scène de certaines cinématiques ou phases de jeu. Il y a, par exemple, tout une séquence de jeu attrayant à l’onirique et qui se déroule sous l’angle de l’aventure textuelle à choix. Non seulement le renvoi fait sourire mais surtout NieR me semble capturer avec grâce un élément essentiel du rêve qui relève de son intangibilité. Dans une industrie où l’onirique est davantage vu comme un moyen de proposition visuelle spectaculaire et de folie ambiante, le jeu de Taro Yoko en comprend l’essence : S’il est suffisamment familier pour nous entraîner dans ses tréfonds, son merveilleux vient aussi de ce trait inachevé, de sa définition jamais précise et laissée à l’interprétation de notre subconscient. Et le temps de cette séquence, NieR se dévoile à travers les mots. Et c’est plutôt joli.

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Parenthèse 2 : The Phantom Pain, sérieux. 

Dans quel jeu aurais-tu voulu avoir un rôle ?

J’étais à deux doigts de dire aucun. Je n’envie pas la souffrance de Big Boss, ni la malédiction de Gabriel et encore moins la solitude du dresseur de Pokemon de treize ans qui traverse le Bois aux Chênes de nuit… ou qui s’aventure dans Lavanville avec cette affreuse musique dans la tête. Mais. Mais, il faut reconnaître que j’ai toujours eu un certain attrait pour les RPG comportant un groupe de héros partant à l’aventure : Les jeunes protagonistes de Golden Sun, l’équipe de DQ IX, les – tristement – séparables Terra, Aqua et Ventus de Kingdom Hearts : Birth By Sleep. Les plus fins psychanalystes d’entre vous diront qu’il s’agit d’une métaphore de l’enfance unique, d’autres, plus simplement, que c’est agréables de faire partie d’une troupe de jeunes héros partis à la conquête du monde. Je m’en tiendrais à la seconde explication. Ouais, c’est cool d’être un héros.

Quelles consoles possèdes-tu ?

I was born in a poor village

(And yet) I was still a child when I got my first console

Torn from my toys, I was made to speak their language

With each new console, my hobbies changed along with the words I spoke

With each change, I changed too

My thoughts, personality, how I saw right and wrong, console – can – kill.

Es-tu davantage PC ou Consoles ?

PC.

Préfères-tu jouer seul ou entre amis ?

Seul, comme toujours. Sauf quand je joue avec des gens de la réalité vraie que je connais, là c’est marrant aussi, surtout quand il s’agit de Rainbow Six Siege, tout simplement le meilleur FPS tactique de la gen’.

(Récemment, j’ai bien envie de faire Until Dawn avec un pote).

Quel est le jeu sur lequel tu as passé le plus de temps ?

Le jeu de la vie, baby.

Quel est le jeu que tu souhaites bientôt t’offrir ?

Pleins. Aucun dont le motif d’achat soit suffisamment intéressant pour que j’en parle ici cela dit.

Mais parlons plutôt de The Phantom Pain. Parce que oui, je l’ai acheté le 1er septembre. J’ai même pris cette PS4 collector MGSV descendue des cieux, avec cette manette DD magnifique. J’étais paré pour tout. Tout. À l’exception de l’écran sur lequel brancher ce foutu bout de console de Sony – parce que oui j’ai encore une vieille TV carrée du fond des âges. Du coup, The Phantom Pain s’est transformé en The Phantom Screen pour méga-évoluer en The Phantom Wait.

Sigh.

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Nominés : Le Sonova Beach, Nem et Seblecaribou. Et éventuellement Take « Sev » Shelter si l’envie l’en prend.

EDIT : Putain, The Phantom Pain c’est la pire déception de ma vie en plus.

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2 réponses à “Alright, alright, alright : Gamer Tag

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